L'apolitisme de droite
Commentaire de l'auteur
Excusable quand c'est juste pour rire et que c'est effectivement drôle. Plus problématique quand c'est pour tromper sciemment les gogos.
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Transcript
Case 1:Bird 1: C'est quoi votre astuce pour faire croire aux gens qui ne vérifient rien, que votre point de vue idéologique est le bon ? | Case 2: Bird 1: Je leur sers un récit simpliste en utilisant des raccourcis qui distordent sans vergogne la réalité économique, à coups... | Case 3: Bird 1: ... de biais de confirmation, et autres attributions causales abusives, en occultant tout ce qui ne va pas dans mon sens !


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Sûr que si vous envoyez votre CV à Vincent Bolloré, vous avez votre carte de presse dans la foulée !
Prenons au hasard cette histoire de RSA supprimé par Meloni et demandons à une IA de l’analyser (au risque qu’elle donne éventuellement raison à celui qui la raconte !) :
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« L’affirmation de cet internaute est très raccourcie et déforme la réalité économique pour servir un récit simpliste. Pour rétablir la précision des faits, la situation doit être fortement nuancée sur plusieurs aspects.
1. La « suppression » : une réforme ciblée, pas un effacement
Giorgia Meloni n’a pas purement et simplement supprimé la prise en charge de la pauvreté. Le Reddito di cittadinanza (équivalent du RSA créé en 2019) a été supprimé début 2024 et scindé en deux dispositifs distincts :
– Le Assegno di inclusione (chèque d’inclusion) : maintenu pour les foyers avec personnes vulnérables (mineurs, personnes âgées, handicapés).
– Le Supporto per la formazione e il lavoro : une aide plus faible (350 €/mois pendant 12 mois max) réservée aux personnes jugées « employables », conditionnée à des formations obligatoires.
Certains allocataires ont donc vu leurs aides baisser ou disparaître, mais la couverture sociale n’a pas été annihilée.
2. Le chômage baissait déjà avant la réforme
L’Italie enregistre des chiffres historiquement bas du chômage (autour de 6 à 7 %), mais cette tendance à la baisse a débuté bien avant la suppression du RSA italien (dès la reprise post-Covid en 2021).
Attribuer le retour à l’emploi uniquement à la suppression d’une aide relève d’une confusion classique entre corrélation et causalité :
– La conjoncture économique européenne et les plans de relance européens (PNRR) injectés en Italie ont créé des emplois mécaniquement.
– La dynamique démographique (vieillissement de la population) réduit la population active, ce qui fait naturellement baisser le taux de chômage en chiffre brut.
3. Qualité et précarité de l’emploi : le nœud du problème
C’est le point central que l’internaute passe sous silence. L’augmentation du nombre de travailleurs ne traduit pas nécessairement un emploi de qualité :
– Développement du travail précaire : Une grande partie des emplois créés ou repris concerne des contrats à durée déterminée, du temps partiel subi, ou des secteurs à faible valeur ajoutée (tourisme, restauration, services à la personne).
– Le phénomène des « travailleurs pauvres » : En Italie (qui n’a pas de salaire minimum légal national), reprendre un emploi ne garantit pas de sortir de la pauvreté. La fin de l’aide a forcé des allocataires à accepter des emplois très sous-payés ou aux conditions très dures par nécessité immédiate, sans que cela améliore leur niveau de vie.
4. L’impact réel sur la pauvreté
La Commission européenne et des instituts de statistiques italiens (ISTAT) ont souligné que le durcissement des critères d’accès aux aides risquait de rejeter une partie de la population dans la pauvreté extrême, notamment dans le Sud de l’Italie où le bassin d’emplois disponibles est très faible, peu importe la « volonté » des chômeurs de travailler.
Résumé de la posture de l’internaute
Cet internaute applique une grille de lecture idéologique bien connue :
1- Biais de confirmation : Il ne retient que la baisse du chiffre du chômage et la suppression de l’aide, en ignorant la conjoncture macroéconomique globale.
2- Attribution causale abusive : Il attribue à la sanction (suppression de l’aide) un effet qu’il qualifie de « miracle », rejetant la faute sur l’inactivité supposée des allocataires plutôt que sur le marché de l’emploi.
3- Occultation des coûts sociaux : Il ne regarde pas la baisse du niveau de vie, la hausse de la précarité ou la qualité des emplois retrouvés.
Ce type de discours sélectionne uniquement les données qui valident le préjugé selon lequel la pauvreté est une responsabilité individuellement choisie. »
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C’est un peu long, je sais, mais c’est la faute de L’IA qui a trouvé pas mal de choses à redire.
Et, pour être honnête, je n’ai pas précisé à l’IA qu’il s’agissait d’une BD d’humour. Humour que la réponse n’évoque pas. (C’est con une IA, ça ne voit pas ce qui est drôle si on ne le lui dit pas !)
Maître Corbac, crayon svp ! Une virgule intempestive s’est glissée dans ma première bulle !